L’oppidum ou camp de César
L’oppidum de Catenoy, également connu sous le nom de camp de César, est un site archéologique situé sur un plateau boisé. Avec une étendue de 5 km d’ouest en est et de 3 km du nord au sud, cet oppidum occupe une position dominante surplombant les tourbières et les vallées avoisinantes.
L’oppidum est caractérisé par une fortification principale datant du Néolithique moyen et de l’âge du bronze final. Un oppidum désigne une ancienne place forte ou un ensemble fortifié préhistorique, généralement associé à la période de l’âge du fer en Europe.

Les fouilles archéologiques menées en 1951 ont révélé une occupation humaine significative à différentes périodes de l’histoire. Des traces de peuplement remontant au Néolithique, en particulier la culture du Chasséen datant du IVe millénaire avant notre ère, ainsi qu’à l’âge du bronze final, au début du premier millénaire avant notre ère, ont été découvertes. Des vestiges témoignant de l’occupation aux époques gallo-romaine et mérovingienne ont également été identifiés.
En reconnaissance de son importance historique, l’oppidum de Catenoy est protégé en tant que monument historique, ayant été inscrit le 15 avril 1988.
Un reportage réalisé pour le journal régional FR3 Picardie a été diffusé le 30 Aout 1984. Ce reportage évoque les fouilles entreprises et les apports de ces découvertes dans la connaissance des modes de vies à ces périodes.
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/rcc8905180912/catenoy-fouilles-archeologiques-dans-l-oppidum
L’eglise saint-michel-et-saint-vaast

L’église Saint-Michel-et-Saint-Vaast, a été principalement construite au XIIe siècle. La façade, le clocher, le chœur et la partie nord du transept datent de cette époque. Les fenêtres du chœur et des croisillons, quant à elles, sont de style gothique rayonnant.
C’est l’une des plus anciennes églises du Beauvaisis
L’église Saint-Michel-et-Saint-Vaast est classée monument historique depuis 1913. En termes de contexte historique en France à cette époque, le XIIe siècle a été marqué par le développement de l’art roman, caractérisé par des voûtes en berceau et des arcs en plein cintre.
Au XIIIe siècle, le style gothique a émergé avec son utilisation de voûtes d’ogives, de flèches élancées et de fenêtres en lancettes, bien que certaines parties de l’église aient été construites plus tardivement dans un style gothique rayonnant.
Cette période a été marquée par des avancées architecturales significatives dans la construction d’églises et de cathédrales, reflétant l’importance de la religion et de la foi dans la société médiévale en France.
Le portail de l’église présente un arc en plein cintre avec des voussures en retrait ornées de feuillages.
Au-dessus de la porte se trouve une fenêtre décorée également en plein cintre.
La façade comporte de petites arcades romanes bouchées entre les contreforts.
Le clocher, situé au centre, est carré et trapu, avec des fenêtres divisées par des colonnettes dans le même style que le portail.
Des cordons décoratifs, une corniche à biseau et des corbeaux variés ornent le clocher, qui a été modifié aux XVe et XVIe siècles.
Les bras du transept, construits au XIIIe siècle, se terminent en pignon. Le bras sud comporte une fenêtre avec meneau et rosace.
Les fenêtres de la nef sont modernes et se trouvent uniquement du côté droit, là où il n’y a pas de collatéral. En revanche, il existe un collatéral à gauche, percé d’une petite porte.
À l’intérieur de l’église, près du portail, se trouvent deux colonnes courtes avec des chapiteaux imposants, entourées de fûts plus minces.
Des arcades bouchées dans les murs s’étendent sur une partie des murs sud et nord, avec des dessins différents.
Entre la nef et le collatéral, on trouve quatre grosses colonnes.
Le chœur a été construit en plein cintre et la nef ainsi que le collatéral sont lambrissés en berceau, tout comme le transept.
L’ANCIENNE COMMANDERIE SAINT-ANTOINE
L’ancienne commanderie de Saint-Antoine : elle relevait de l’ordre hospitalier de Saint-Antoine de Thébaide, fondé en 1095, par Gaston de Vallière et son fils Gérin. Il soignait les malades atteints du « mal des ardents » ou « feu de Saint-Antoine », maladie produite par l’usage de seigle ergoté.
La chapelle importante, que nous voyons aujourd’hui au quartier Saint-Antoine, est transformée en bâtiment agricole. Elle date du XVe siècle, à l’époque de la reconstruction de la maladrerie. La chapelle est enclavée dans une ferme, ancien logis de la commanderie, à laquelle on accède par une porte charretière en arc surbaissé.

Dans l’arc est le blason de l’ordre hospitalier de Saint-Antoine. Malgré quelques adaptations modernes, le logis est accosté d’une tour, en pierre jusqu’au premier étage et en brique ensuite.
Elle renferme un escalier à vis sans rampe ayant une main courante creusée dans la cage circulaire même. Dans le logement sont demeurées les grandes cheminées aux vastes hottes, et les murs très épais datant de l’origine de l’établissement.
La nécropole nationale

La nécropole nationale de Catenoy a été créée en décembre 1921.
On y a transféré les corps de soldats inhumés dans les cimetières des environs. Des corps de soldats provenant des carrés militaires des cimetières communaux de Clermont, en 1965) et de Creil, en 1970 y ont été ramenés.
La nécropole nationale a une superficie de 0,68 ha et compte 1 752 sépultures individuelles.
1 745 dépouilles de soldats français tombés dans l’oise au cours de la Grande Guerre, d’un soldat russe, de deux pilotes (un australien et un britannique, tués en juin 1918) y reposent ainsi que celles de quatre soldats français tués au cours de la Seconde Guerre mondiale.




